samedi 9 février 2019

Dans les soins palliatifs, on soigne mais on ne tue pas sic !


Ben oui, c’est élémentaire mon cher Watson !
Les gens entrent dans ces services parce qu’il y a le mot SOINS !
Vous êtes en fin de vie, rassurez-vous ON va vous soigner !

Trêve d’humour (noir), les praticiens sérieux parlent de SOULAGER et non pas SOIGNER mais n’empêche, les fanatiques des soins palliatifs nous narrent souvent le fait que des patients qui voulaient mourir, une fois sédatés ne veulent plus d’euthanasie ?

Donc, NON à l’aide active à mourir (euthanasie passive et active) point !

Sauf que ce raisonnement est tronqué :-(

La majorité des gens qui partent en Soins Palliatifs (faute d’autre choix comme en Belgique) retiennent inconsciemment le mot SOINS.

Oui Soins pour soulager mais qui ne vous dispenseront pas de la phase finale : La MORT !

Notre société sacralise tellement la VIE (à tout prix) qu’elle en oublie l’issue inéluctable ?

Le résultat est pitoyable, la grande majorité des humains arrive totalement terrorisée à « l’article de la mort » (Près de la mort, au moment de l'agonie) alors que tous ceux qui ont vécu une expérience de mort imminente savent que c’est un passage qu’il ne faut pas redouter à condition de PARTIR en paix et sérénité !

Historiette courante dans le milieu des soins palliatifs :
Quand les personnes demandent l’euthanasie c’est qu’elles n’en peuvent plus, elles poussent un cri de vie (?) en demandant à ce que leur souffrance soit prise en compte, que leur souffrance soit mieux soulagée et demandent à être mieux accompagnées. Une fois soulagées (sédatées) elles ne veulent plus mourir ?

Et pourtant elles meurent :-(

Et si on laissait les gens CHOISIR la fin de vie qu’ils souhaitent ?


Et enfin non pas une historiette mais la réalité :

MOURIR en SOINS PALLIATIFS en FRANCE

Témoignage de Madame Anne-Marie Brard en Occitanie
Jusqu'à présent je ne savais pas grand-chose sur les soins palliatifs. Je pensais cependant qu‘ils étaient le grand rempart contre la souffrance en fin de vie.
Quand j’ai appris que mon cousin (92 ans) était transféré de l’hôpital de Tarbes en oncologie à xxxx et de là à l’étage des soins palliatifs, j’étais soulagée certaine qu‘il allait mourir dans de bonnes condition. Hélas je n’avais pas compris qu’en entrant dans le service de soins palliatifs, j’entrais dans le sanctuaire de la déontologie...

Ma descente aux enfers a commencé ! Que de larmes de révolte versées à son chevet en assistant à cette lente et terrible agonie où je me suis sans cesse heurtée au refus obstiné d'agir plus efficacement.
Les infirmières très attentives ne pouvaient rien faire d'autre que de respecter les décisions du médecin responsable Madame xxxxxx.
Pour rendre justice à ce médecin je dois dire qu‘elle s‘est montrée très investie dans ses fonctions de médecin en soins palliatifs.
Apres le décès elle m'a téléphoné pour me dire qu’ils avaient mis beaucoup de temps à trouver le bon dosage, INCROYABLE !

C’est ainsi que sont passées des heures et des heures de souffrance pour mon cousin et d'une certaine manière pour moi aussi. ll souffrait tellement qu‘on ne pouvait pas le toucher ni même le rafraichir par une petite toilette. Il ressemblait à tous ces malheureux de Buchenwald.
N‘en pouvant plus devant ce corps et ce visage ravagés par la souffrance, j’ai demandé à rencontrer le médecin qui était en réunion.
Encore deux longues heures à attendre !

J’ai enfin été reçue dans une petite pièce en compagnie d’une infirmière et d’une autre parente de mon cousin. Et là je me suis retrouvée au banc des accusés : Je communiquais mon anxiété à mon cousin et je doublais donc sa souffrance !
Je ne devais pas utiliser de phrases avec des négations du style « ne t’inquiète pas » car le cerveau d‘un mourant entend « inquiète-toi » Bref, j'ai eu droit à un cours de syntaxe !

J‘ai voulu faire valoir le fait qu'on lui avait remis les dernières volontés de mon parent concernant sa mort. ll ne voulait pas de réanimation, pas d‘acharnement thérapeutique.
Ce document n'a servi en rien !
Il aurait dû sans doute préciser qu‘il ne voulait pas qu'on laisse trainer sa mort !
Mais aucun regret, ce dernier souhait n'aurait pas été respecté puisque madame xxxxxx m’a expliqué que le code de déontologie dans la médecine en soins palliatifs devait être respecté et que l’on ne pouvait pas raccourcir les derniers moments de vie.
Et elle a évoqué St Thomas d‘Aquin !

J’ai alors demandé que mon cousin bénéficie au moins d’une sédation conformément à la loi Leonetti.
On m’a expliqué que ce n'était pas possible car il fallait que cela se décide en réunion collégiale et que de toute façon il ne souffrait pas suffisamment pour en arriver là.
Suite à cette demande le médecin m‘a dit que je devais être une partisante de l’euthanasie !
Ce à quoi j‘ai répondu que pas forcément mais que je trouvais inhumain de laisser mourir quelqu’un aussi lentement et dans des souffrances inacceptables.

J'ai finalement obtenu la permission d’utiliser la pompe à morphine quand j'estimais qu'il le fallait mais pas plus de quatre fois par heure ce qui était dérisoire au stade où il en était I

Si j’ai choisi de témoigner c'est parce que je veux alerter les consciences en démontrant que sous couvert de déontologie on peut devenir dans de nombreux cas les bourreaux de pauvres agonisants qui n’en finissent pas de mourir la bouche ouverte. De plus je ne voudrais pas que mes enfants et mes petits-enfants assistent à un tel spectacle dans mes derniers moments !
Madame Anne-Marie Brard

PS : Combien d’anciens médecins meurent en SP ?

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